Corazoneando

08 décembre 2009

Milonga

Venez rejoindre notre Milonga bimensuel tous les 2e et 4e mercredi du mois au café "Le Gasparino" milonga_corazoneando(de 20h à minuit).

228 avenue du Maine - Paris 14e- M° Alésia

Entrée : 3 Euros

Animée par Philippe Stainvurcel et DJLorena

Posté par corazon2009 à 16:53 - Milonga


04 décembre 2009

Artistes et Orchestres

Biographie de Roberto Goyeneche

      Roberto Goyeneche, surnommé,  « El Polaco » à cause de ses yeux bleus et de ses cheveux blonds est né le 29 janvier 1926 dans le quartier de Saavedra à Buenos Aires. Très jeune, il fréquente les cafés qui servent de refuge à la génération de 1940.

     De formation autodidacte, il est remarqué en 1944, lors d’un concours organisé par le club fédéral argentin pour dénicher de nouveaux talents. Il rejoint, alors, l’orchestre de Raul Kaplun.

      Vers 1953, il connaît un franc succès avec l’orchestre d’Horacio Salgan en chantant «  Alma de loca ». Il partage la place de chanteur avec Angel Diaz qui serait à l’origine de son surnom. D’autres en attribuent la paternité à Susana Rinaldi. Anibal Troilo souhaite travailler avec lui et une belle aventure s’engage de 1955 à 1964, date à laquelle il entame une carrière de soliste. A partir de 1968, il s’installe au « Cano 14 », haut lieu du tango portègne avec le «  Viejo almacen »

      Il doit sa reconnaissance internationale à un phrasé très particulier, à sa façon bien à lui de porter chaque mot, de subdiviser la ligne mélodique, de chanter avec les silences, les pauses et les murmures, faisant dire de lui qu’il est moins un chanteur qu’un diseur de tango et que l’entendant parler on croit encore l’entendre chanter. Ceci en fait certainement le chanteur de tango le plus fabuleux des trente dernières années. Quand sa voix déclinera, le mythe naîtra. Il dira d’ailleurs : «  j’ai toujours chanté comme ça, et c’est maintenant que je suis au bout du rouleau, que j’ai du travail ».

       Il est dans la grande tradition des chanteurs des années 40, faisant totalement corps avec l’orchestre, la voix en devenant un instrument parmi les autres. Son répertoire couvre l’ancien et le moderne. Il en  a donné des versions  si personnelles, comme si ces tangos n’avaient jamais été chantés avant lui, à l’image de «  El motivo » de Juan Carlos Cobian et d ‘Enrique Cadicamo avec l’orchestre de Troilo, de  «  La ultime curda » d’Edmundo Rivero, de «  Naranjo en flor, de  Garua et Afiches » d’Homero Exposito, de «  Cafetin de Buenos Aires » de Discepolo. Il a également, fort bien interprété le répertoire de Carlos Gardel, ce qui a toujours été une difficulté majeure des chanteurs qui tombaient soit dans l’imitation soit qui en perdaient totalement la saveur. On disait qu’il avait « une gorge de sable » surtout dans les dernières années quand le whisky et la cigarette auront définitivement éraillé sa voix, rendant parfaitement la subtilité et le parfum des nuits de Buenos Aires.

      Il est le premier à chanter «  Balada para un loco » d’ Astor Piazzolla et Horacio Ferrer. Enfin, pour tous, il est l’unique et indépassable interprète de «  Vuevo al sur » accompagné de Piazzolla au bandoneon dans la musique du film de Fernando Solanas, « Sur » en 1988. Piazzolla dira : « Le Polonais est unique et irremplaçable ; il est le résultat d’une maturation humaine et artistique qui ne doit rien au plagiat ni à l’imitation. Ici, il n’y a que deux grands chanteurs de tangos : Goyeneche et Rivero. Rivero est plutôt un payador. En revanche ,Goyeneche est typiquement de Buenos Aires. C’est-à-dire que le timbre et la couleur de sa voix reflètent les manières d’être et de sentir de l’habitant d’une grand ville ».

      Qui n’est pas secoué au plus profond de son être en écoutant l’harmonie née du bandoneon de Piazzolla et de la voix de Goyeneche devra toujours s’interroger sur son incapacité de pleurer.

      Usé par l’excès, Il s’éteint, trop tôt, le 27 août 1994.

Biographie de Alfredo de Angelis

      Alfredo de Angelis, surnommé, «  El Colorado » est né le 2 novembre 1910. Très tôt, il étudie l’harmonie et le piano dans la localité d’Adrogue au sud de Buenos Aires. A l’instar de Juan d’Arienzo, son intérêt se porte sur une musique faite pour la danse.

   Derrière la critique péjorative qu’il dirigeait un orchestre de « manège », c’est-à-dire, uniquement pour la danse sans créativité aucune, il faut entendre une orchestration précise et simple et un hommage constant à la ligne mélodique.

     Il constitue son orchestre le 20 mars 1941 avec le chanteur Hector Maria. Il fait beaucoup de radio et il fut inspiré sur le choix de ses chanteurs tels Fernando Ruiz, Oscar Larocca, Roberto Mancini et principalement la constitution d’un des duos mythiques du tango, la réunion de Carlos Dante et Julio Martel avec qui nous dansons toujours aujourd’hui.

      Citons les versions de « Pregonera, Remolino, Pastora » et surtout les versions stratosphériques des valses telles : Que nadie sepa mi sufrir de Cabral en 1953, qui est l’original de la « Foule » chantée par Edith Piaf, Sonar y nada mas de Canaro et l’immortelle «  Pobre Flor ».

       Il s’éteint après une longue carrière de succès le 31 Mars 1992

Biographie de Edgardo Donato.

      Edgardo Donato est né le 14 avril 1897 à Buenos Aires. Son père dirige un orchestre de chambre à Montevideo. Il encadre de très près la formation musicale de son fils qui étudie au conservatoire Franz Liszt de Montevideo. A 21 ans , il se libère du joug paternel pour s’associer à l’orchestre du «  nègre  Quevedo », bandonéoniste et Enrique Delfino au piano. 

      En 1922, il compose son premier tango «  Julian », puis, des compositions qui deviendront célèbres et toujours jouées aujourd’hui telles :  A media luz, chanté par Rosita Quiroga,T.B.C, Oiga, El Huracan.

      En 1927, il fonde un orchestre avec, entre autres, ses frères Osvaldo et Asciano et Roberto Zerillo. L’orchestre est dénommé : «  les 9 as du tango, l’orchestre de tango indigène le plus saisissant jamais rencontré ».  Les chanteurs Luis Diaz et Azucena Maizani  le rejoignent dans sa nouvelle formation. Signalons l’extraordinaire qualité des chanteurs qui s’y succèderont tels : Felix Gutierez, Horacio Lagos, Lita Morales, Hugo del Carril, Juan Alessio et Romeo Gavio.

    Son orchestre est inclus dans la bande-son du film,  «  tango » de 1933.

      L’orchestre d’Edgardo Donato   des années 30-40 présente un développement plus large que le précédent. Donato intervient souvent en solo de violon avec son célèbre « pizzicati », pincer les cordes du violon comme celles d’une guitare, et présente aussi une des meilleures harmonies qui soit entre le chanteur et les musiciens, appuyé sur une base rythmique musclée, accompagnée d’une riche ligne mélodique. Un régal pour les danseurs et les mélomanes.    Il s’éteint le 15 février 1963.

Biographie de Rodolfo Biagi

Rodolfo Biagi est né le 14 mars 1906 dans le quartier de San Telmo et est décédé le 24 septembre 1969. Il renonce à sa scolarité pour se consacrer à l’étude de la musique contre l’avis de ses parents qui malgré tout le soutiennent dans cette démarche. Après avoir appris le violon, il se tourne définitivement vers le piano. C’est en jouant, à 15 ans en fond musical pour des films muets qu’il est remarqué par Juan Maglio « Pacho » qui l’invite à jouer avec lui. En 1930, il joue dans l’orchestre de Carlos Gardel avec  qui il enregistre «  Buenos Aires ».

     En 1935, Juan d’Arienzo remarquant son jeu nerveux qui se caractérise par un déplacement des accentuations du rythme et par le fait que ce dernier assure la mélodie, l’engage en remplacement d’Angel D’Agostino pour le plus grand bonheur des danseurs d’alors.

    D’Arienzo poursuivra dans cette veine lorsqu’en 1938, Biagi fonde son propre orchestre avec les chanteurs Teofilo Ibanez et Andres Falgias. Il se forge, alors, son surnom, «  Manos brujas », mains de sorcière, dont l’archétype est son interprétation de «  Guapo y varon » chanté par Jorge Ortiz dont le nom sera largement associé à sa carrière.

    Dans les années 50, il poursuit sa carrière avec succès tout en évoluant avec talent dans ses interprétations musicales. Son orchestre est un des premiers à la télévision argentine.

     Trop tôt, la mort l’emporte brusquement à 63 ans.

Posté par corazon2009 à 16:20 - Les Artistes et Musiciens
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12 septembre 2009

Osvaldo Pugliese, Sa vie son oeuvre

Biographie d’Osvaldo Pugliese

             Une fois, n’est pas coutume, commençons par la fin ou presque. Pendant des années, ses admirateurs scanderont à la fin de ses concerts : «  Au Colon, au Colon », exprimant ainsi que la qualité de l’orchestre méritait l’estrade du plus prestigieux théâtre lyrique d’Argentine. Ce vœu se réalisera en 1985 à l’orée de ses 80 ans, concrétisant une exceptionnelle carrière.

             Osvaldo Pedro Pugliese est né le 02 décembre 1905 à la Villa Crespo à Buenos Aires. Dès l’âge de 9 ans, il jouait d’oreille sur le violon que lui avait offert son père, flûtiste amateur. Il s’aperçut rapidement qu’il préférait le piano. Il eut comme professeurs Vincente Scaramuzza et Pedro Rubionne.

            Dès, l’âge de 15 ans il joue dans un café de quartier, « La cueva del Chancho » qu’il abandonnera assez rapidement pour accompagner au piano les aventures de Max Linder et Charlie Chaplin sur les écrans muets du cinéma d’alors. Puis, il travaille avec divers musiciens dont la bandoneoniste, Paquita Bernado, Enrique Pollet et Pedro Maffia de 1926 à 1929. Il s’associe avec le violoniste Elvino Vardaro pour créer un premier sextet qui intègrera progressivement, Alfredo Gobbi et Anibal Troilo. Il quitte cet ensemble pour rejoindre l’orchestre de Alfredo Gobbi puis , ceux de Roberto Firpo et Miguel Calo.

              C’est en 1939, qu’il crée, définitivement, son orchestre qui dès le début fonctionne en coopérative, c’est-à-dire, par le partage des revenus. Dès, lors on peut, sans crainte, affirmer qu’il y a un avant et un après de l’orchestration-tango ; comme on peut dire de même pour l’écriture musicale avec la création en 1925 de son premier tango, « Recuerdo », toujours joué aujourd’hui. Mais le signe de son absolue modernité c’est qu’il est remarqué dès la première heure par Pedro Laurenz, lors d’un concert à l’ABC, et qui court le porter à Julio de Caro qui l’enregistre avec Laurenz comme premier bandoneon.

             Cet enregistrement à valeur d’histoire car Pugliese au regard, entre autre, de son engagement politique dans les instances dirigeantes du parti communiste argentin se verra interdire les studios jusqu’en 1943, date du premier enregistrement connu de « Recuerdo » par lui-même. Il n’est pas douteux que l’enregistrement de de Caro  ait été fidèle au créateur. Laissons lui la parole: «  Recuerdo a ouvert une nouvelle voie pour le tango. Parce qu’il offrait un déroulement imprévu de la ligne mélodique, une conception moderne des structures harmoniques, de la couleur des sons, des changements de ton, des arpèges, de la variation ».

             Cette esthétique nouvelle s’inscrit dans celle des rénovateurs du tango que sont, alors, Juan-Carlos Cobian, Agustin Bardi, Enrique Delfino, Julio de caro. Pugliese déclarera :  « Je viens de l’école de Julio et Francisco de Caro, de celle de Pedro Maffia et Pedro Laurenz. A leurs côtés, j’ai fait mien un style fondé sur l’adaptation et l’incorporation de formes musicales répondant au tango. Mon style est l’héritage culturel de ces créateurs. Ma façon de jouer ressemble beaucoup à celle de Francisco de Caro, créateur exquis d’une richesse musicale inégalée. J’insiste pour dire que mon répertoire est le fruit de cette racine originelle. Je me suis appuyé sur ce répertoire dès mes débuts, vers 1939. On ne peut omettre le mouvement à la tête duquel se trouvait Julio de Caro et qui a donné au tango des arrangements et une musicalité bien définis ».

              Son talent de novateur se confirme en 1946 avec la création de « La yumba », onomatopée signifiant pour lui que le tango se joue comme ça : « yum…ba, yum…ba » ; sorte de halètement profond qui, porté par les bandonéons, soulève l’ensemble de l’orchestre dans un mouvement de grande ampleur telle une gigantesque inspiration contenue et relâchée avec force. Il va plus loin dans le lien organique qu’il propose entre la mélodie et le rythme qui, déjà, dépasse l’idée de la danse pour entrer dans celle du concert.  Son influence est certaine sur les débuts d’Astor Piazzolla et d’Horacio Salgan.           Il compose « Adios Bardi » en hommage à Augustin Bardi, La Beba, pour sa fille, El encopao, Maladranca, Negracha, Corazoneando. Certains disaient « que lorsqu’on allait voir Pugliese, on entrait pour danser puis, l’on s’asseyait pour écouter ».

Retracer son parcours, c’est remarquer que son histoire individuelle est fortement liée à ses créations et à sa représentation de la société. En l’occurrence, celle de son orchestre. S’il est évident qu’il en est le coeur, il n’a pas son pareil pour trouver la fine fleur des musiciens qui, eux-mêmes, sont transcendés par l’histoire collective de l’orchestre comme Pugliese l’est aussi. Plusieurs d’entre eux l’accompagneront pendant une trentaine d’années tel Osvaldo Ruggiero, le premier bandoneon. Il occupe une place à part dans l’orchestre par sa forte présence et sa participation aux arrangements, bien que toujours supervisés par le Maesto. Il écrit «  Bordoneo y 900, Yunta de oro, A mis companeros. Le violoniste Oscar Herrero écrit «  Nochero Soy  et Quejumbroso », le violoniste, Esteban Gilardi écrit «  Que pinteruta », le violoniste, Emilio Balcarce, dernier survivant de cette époque, a beaucoup composé, on retiendra « La bordona ».

  Nommons les bandoneonistes, Enrique Alessio, Antonio Roscini, Luis Bonnat, Jorge Caldara, Oscar Castagniaro, les violonistes, Julio Carrasco, Enrique Camerano, premier violon et Jaime Tursky, le contrebassiste, Anicet Rossi. Nous avons nommé tous ces musiciens de la période 39-68 car Pugliese encourageait et aidait ses musiciens à créer et à fonder leur propre orchestre s’ils le souhaitaient. Il est tout à fait remarquable et unique qu’un nombre conséquent de compositions  et non des moindres, proviennent des musiciens d’un orchestre. Quand l’orchestre subira de profonds changements à la fin des années 60, y entreront des musiciens comme Juan Jose Mosalini, Daniel Binelli, Rodolfo Medeiros et Roberto Alvarez, le fondateur de l’orchestre «  Color tango ». C’est dire l’intelligence musicale du Maestro.

            Il faut, aussi, faire la place aux chanteurs qui seront de cette aventure, à commencer par Roberto Channel à la voix chaude du Compadrito avec qui l’orchestre acquiert une personnalité différente, il faut écouter son interprétation de «  Farol  » puis, Alberto Moran à la voix larmoyante qui pleure et vous fait pleurer en chantant «  Pasional  », Enrique Maciel à la voix lyrique sur «  El panuelito », Miguel Montero à la voix puissante sur «  acquaforte » comme celle de Jorge Vidal sur la milonga endiablée «  Un baile a beneficio », la voix gouailleuse de Alfredo Belusi puis, l’achèvement de cette tradition de puissance  avec Abel Cordoba. Mais, il faut absolument écouter Adrian Guida, tout jeune chanteur en 1985, interpréter « Contame una historia ». La finesse de ce chanteur qu’il faut voir pour apprécier ses dons de tragédien indiquait, alors, et encore une fois, la sensibilité de Pugliese capable de renouvellement à la fin de sa vie en intégrant un chanteur à la voix légèrement différente des autres. Vous pouvez l’entendre sur le plus fabuleux album de tango du vingtième siècle qu’est, en 1989, l’enregistrement live au Royal théâtre Carré d’Amsterdam sur lequel Pugliese joue avec Astor Piazzolla une version de la Yumba qui par magie se transforme en « Adios Nonino ». Cet enregistrement comme celui du théâtre Colon en 1985 nous achemine lentement au faîte de son talent. Le délié et la puissance contenue des pièces jouées sont dramatisés par leur ralentissement d’exécution et l’exacerbation des silences poussés à la limite de la rupture dont la version de la valse «  Desde el alma » en est l’exemple.   

             Le Maestro a, alors, 85 ans, l’interprétation de « Recuerdo » ne sera plus jamais remaniée et nous parvient comme un testament universel dans lequel chaque amoureux, non du tango mais, de la musique peut piocher la note ou le silence qui lui convient. Sa seconde femme, Lydia, disait récemment : « L’homme était bon, fidèle à ses principes, aimait la liberté et la paix. Il s’éteint, physiquement, le 25 juillet 1995.

Posté par corazon2009 à 17:18 - Biographie d'Osvaldo Pugliese
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Evènements

Organisation d'un bal mensuel

Posté par corazon2009 à 17:14 - Evènements
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Stages

Stages mensuels de Tango avec Philippe Stainvurcel

Posté par corazon2009 à 17:09 - Stages de tango
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Cours de tango

cours_1_Cours de tango hebdomadaires à Paris débutants-intermédiaires avec Philippe Stainvurcel et Pascale ou Mieko.

Les jeudis de 20h30 à 22h

5 rue du Moulin Vert

75014 Paris - M° Alésia

Renseignements au 06 11 50 47 33

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